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Lire des livres business pour ressembler à son CEO préféré (ou pas)

Lire les mêmes livres que ton entrepreneur préféré, ce n’est pas une bonne idée.

Il faut choisir des livres et sources d’apprentissages qui répondent à un problème imminent, un besoin actuel. C’est la meilleure manière d’apprendre efficacement.

Pourtant, montrer sur les réseaux qu’on fait la même chose que les entrepreneurs à succès, ça fait bien.

Lire 52 livres par an pour devenir le prochain Elon Musk

Tu as déjà vu ces posts de célébrités ou de marketeurs qui te disent que les plus grands CEO et leaders lisent 52 livres par an ?

J’en ai vu défiler… Mais il faut dire que je me suis jeté dans ce monde-là la tête la première.

J’ai commencé à lire très tard. A part les livres imposés par l’école, je ne lisais pas. Et les livres de l’école, je ne les terminais jamais.

Puis j’ai découvert la lecture rapide et je me suis formé. Ça m’a donné de l’espoir et je voulais rattraper le temps perdu.

J’avais envie de lire tous les livres que je trouvais sur mes centres d’intérêt… Et y en a beaucoup.

J’ai même créé un compte Instagram pour partager mes lectures. Car j’avais pris goût aux livres « non-fiction ». Ceux qui parlent de business et de développement personnel, entre autres.

Et je me suis entraîné, jusqu’à me challenger de participer au championnat du monde de lecture rapide, où j’ai terminé 85e sur environ 300 participants. Pas mal.

Mais je me suis rendu compte que c’était complètement absurde. Du moins pour ma vision de la lecture.

Lire vite pour lire beaucoup, ça n’a pas vraiment de sens…

Je pensais qu’en lisant les livres que mes mentors, j’allais accéder au même savoir.

J’imaginais ma vie progresser à vue d’oeil, grâce aux piles de livres terminés. Ces lectures dont je parlerais sur Instagram, pour devenir une autorité dans le domaine.

Mais au lieu de ça, ma liste de lecture grandissait en même temps que ma frustration

Chaque chose en son temps

Quand tu lis juste pour lire beaucoup, tu ne retiens ‌pas ce que tu lis.

Pour une meilleure rétention et un meilleur apprentissage, il faut lire avec une intention précise et choisir ce qui est pertinent. Pas lire juste pour lire les mêmes livres que tes entrepreneurs préférés.

J’ai été pris dans ce piège jusqu’à vouloir utiliser la lecture rapide pour lire le plus grand nombre de livres possible jusqu’à me rendre compte que je n’en terminais aucun.

Alors je me suis obligé à terminer ceux que j’avais commencés, mais même ça, je n’arrivais pas à le faire.

Car ça n’a pas beaucoup de sens de lire un livre sur la gestion d’une startup quand on n’a pas de startup. Ou sur les dernières techniques marketing quand on n’a rien à promouvoir.

Par exemple, j’ai acheté des livres business à un moment où je ne savais pas encore ce que je voulais faire de mon projet entrepreneurial.

Juste parce que certains entrepreneurs que je suivais les avais lus.

Mais s’ils les avaient lus, c’est parce qu’ils en ont eu besoin ! Et ça, je ne l’avais pas compris.

Par exemple, Cédric Annicette, qui est connu dans le monde de l’entrepreneuriat sur internet, propose des synthèses de « livres pour s’enrichir ». Car c’est grâce à ces lectures qu’il s’est enrichi.

Mais ce qu’on a du mal à comprendre, c’est qu’il les a lus quand c’était le moment pour lui de les lire et de les appliquer. Car il a construit une entreprise qui gère différents types de projets dans différentes thématiques.

La majorité des gens comme moi lisent ces livres sans les appliquer, car on n’a pas de terrain de jeu pour mettre tous ces conseils en pratique.

Chaque chose en son temps.

Parfois, on achète des produits ou services parce qu’on est séduit par l’argumentaire de vente. Et qu’on aimerait avoir la vie décrite dans la situation rêvée vendue par l’auteur.

Mais peut-être que ce n’est pas ce dont on a besoin au moment-même.

Quand on achète un livre qui n’est pas aligné avec nos objectifs, on ne le termine pas.

Piocher les pépites vraiment nécessaires

Tout ça, je ne l’aurais peut-être pas su si je n’avais pas cherché à lire beaucoup pour lire beaucoup.

Préparer un projet pro ou perso, c’est comme cuisiner. Quand on a un plat à préparer, on choisit les ingrédients nécessaires à ce plat. Et dans un certain ordre. Pour faire de la pâte à pizza, on ne va pas utiliser de sucre, ni de confiture. Et la feuille de basilic, on la pose sur la pizza après la cuisson, sinon elle ressemblera plus à un brin d’herbe calciné qu’à une feuille de basilic.

Pour démarrer un projet professionnel indépendant, on ne va pas lire un livre sur les finances d’une multinationale. Et le livre sur la gestion d’équipe, on le garde pour le moment où on prévoit de construire une équipe.

Certains livres sont inspirants et nécessaires pour avoir des idées et garder la motivation. Même quand c’est hors-sujet.

Par exemple, la biographie de Leonard de Vinci peut être utile à quelqu’un qui veut créer un projet dans la formation sur internet. Pourtant, Leonard de Vinci n’avait pas beaucoup d’expérience dans ce domaine.

C’est donc important de savoir où on va, même quand il s’agit juste de lire un livre, regarder une conférence, ou des vidéos, ou même de suivre une formation.

Et d’ailleurs, même quand on achète un livre en fonction de nos objectifs, il en faut pas obligatoirement le terminer si finalement il ne correspond pas à nos attentes !

Il en faut pas forcer ! Un livre doit rester une mine d’information dans laquelle on pioche les pépites dont on a besoin.

L’auteur a ordonné ses idées et principes selon sa propre logique, qui n’est pas la même pour tout le monde.

Pour résumer, la clé est d’adapter la lecture à tes propres besoins. Que ce soit en business ou en dev perso.

Le piège du wannabe

Le but n’est pas de chercher à « devenir comme ». Sinon on est juste un wannabe. Sois toi-même, les autres sont déjà pris.

Etre différent est plus important qu’être meilleur. Etre soi-même, c’est être différent par nature. Ce qui nous démarque des gens qui veulent devenir comme leur mentor.

Et pire, il y a de nombreuses personnes qui cherchent à ressembler à celles qui cherchent à ressembler à leurs mentors.

Ça devient bordélique. Et dangereux.

Tu te souviens de la vidéo « Salut à toi, jeune entrepreneur » ?

Elle a fait un gros buzz. Car non seulement le grand public trouvait le gars complètement ridicule, mais aussi parce que dans le milieu de l’entrepreneuriat web, on en voit partout des gens comme lui !

Une caricature de caricatures.

Bon, on n’entre pas dans le débat de savoir s’il l’a fait exprès car c’est un génie, ou s’il est vraiment con.

Mais des caricatures, y en a des tas. Les gars qui louent des voitures de luxe à la journée pour tourner une vidéo. Ou qui profitent d’une semaine de vacances sous les tropiques pour poster sur Insta en faisant croire que c’est leur quotidien.

Et pourquoi font-ils ça ? Pour ressembler à quelqu’un qu’ils ne sont pas.

Mais revenons au sujet de cet article.

Lire des livres business ne fera pas de toi un meilleur entrepreneur.

Lire 52 livres par an ne fera pas de toi un créateur à succès, ni un meilleur être humain.

Tout ce que ça peut t’apporter, c’est un peu de culture. Mais tant que tu n’appliques pas ce que tu lis, tu resteras sur la case Départ.

Et pour appliquer ce que tu lis, il faut que ta lecture soit applicable. A tes propres objectifs, problèmes, désirs, besoins. Dans l’immédiat.

Tu peux chercher les meilleurs livres sur l’entrepreneuriat ou le développement personnel sur Google.

Mais aucun conseil ne sera meilleur que celui que tu mettras en pratique sur ta propre vie, ton propre projet. Et le premier petit pas, il n’y a qu’une seule personne qui puisse le faire.

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