4 grands obstacles à l’apprentissage

Redevenir un enfant

Je te propose cette fois-ci de prendre conscience de ce qui t’empêche d’apprendre.

Peut-être que tu ne te sens pas capable d’apprendre tout ce que tu voudrais… Car tellement de choses t’intéressent, et tu n’as pas de temps à perdre à t’intéresser à tout … 

Ou tu n’as juste pas encore pensé que tu pouvais encore apprendre énormément de choses, alors que les études et l’école sont loin derrière toi… 

On t’a souvent dicté ce qui était bon ou mauvais, ce qui était bien ou mal. Ou que le QI déterminait ton intelligence et que tu pouvais rien y faire… 

Et du coup, tu as peut-être déduit qu’il fallait éviter les difficultés, de toute façon tu connais tes limites. 

Si tu n’es pas doué dans tel domaine, ça sert à rien de forcer… 

Différences d’état d’esprit

Tu peux accepter la fatalité qu’on est comme on est, que chacun a ses « données » propres. Que tout ça est fixé et qu’on ne va pas s’acharner sur le destin. 

Un échec te démoralise et tu évites les risques et les difficultés. 

De toute façon, tes parents ou tes profs t’ont déjà dit ce qui était bon pour toi, et tu sais qu’ils avaient raison… 

Ou alors… Tu peux essayer d’imaginer, « juste pour voir », que leur manière de voir les choses, le bien et le mal, le bon et le mauvais, les difficultés, les échecs, n’étaient en fait que leur vision à eux. 

Et qu’une difficulté ou un échec, c’est peut-être une occasion d’apprendre quelque chose sur toi

Qu’il n’y a pas qu’une manière de résoudre un problème, et qu’il est possible de toujours en apprendre plus.

Dans son livre « Mindset », Carol Dweck fait la différence entre un état d’esprit fixé et un état d’esprit de croissance. 

Tu as le choix :

  • Chercher à te développer en permanence ou attendre qu’on te donne raison? 
  • Voir l’échec comme une catastrophe ou comme une opportunité

Connais-toi toi-même

Quand on est petit, on cherche à découvrir des choses. On veut toujours explorer plus et plus loin.

Puis un jour on arrête… On est peut-être bridés par ce que la société attend de nous… ou peut-être qu’on s’auto-limite… 

Pendant une période de chômage, il y a quelques années, j’avais l’habitude de dire qu’à cause de la crise, je ne trouvais pas de travail. Je rejetais la faute à la crise, à la société. 

Alors que je ne me donnais aucun moyen de trouver du boulot.

Je ne savais pas ce que je voulais, et je me croyais incapable de faire de grandes choses, et condamné à faire des petits jobs alimentaires car de toute façon, j’étais incompris.

Et il n’y avait pas de place pour des gens comme moi.

Puis je me suis pris en main, j’ai demandé de l’aide et travaillé sur moi-même. J’ai commencé à savoir un peu mieux qui j’étais et ce que je voulais.  

Je ne dis pas que c’était facile. Je pense même que c’est un travail qui ne se termine jamais. Mais il n’est jamais trop tard pour commencer … 

Je me répète, mais il faut se poser de bonnes questions. Socrate, maître dans l’art du questionnement, a dit “Connais-toi toi-même“.

Pour apprendre de nouvelles choses, il faut déjà en apprendre plus sur soi. 

  • Qu’est-ce qui t’épanouit? 
  • Qu’est-ce qui te rend heureux?
  • Quelles sont les valeurs les plus importantes pour toi? 
  • Quels sont tes rêves? 

Ces questions sont difficiles. Ça demande de se poser un moment et de prendre le temps d’y réfléchir. 

Savoir tout ça, c’est comme avoir un objectif. Si tu sais vers où tu vas, tu sauras déjà mieux ce que tu veux apprendre. Et tu en auras plus envie aussi.

J’ai fait un test en ligne qui m’a permis de comprendre un peu mieux ce qui est important pour moi. 

Je te donne l’adresse à la fin de cet article, car j’ai encore des choses à dire 😉 

Trop de choses t’intéressent

Tu es touché par ce que l’auteur Leonardo Lospennato appelle la malédiction Da Vinci. 

Léonard de Vinci était un polymathe.  C’est-à-dire qu’il était un génie dans plusieurs domaines. 

A ce moment-là, c’est difficile de se concentrer sur une seule activité sans qu’une autre envie vienne perturber ton avancement. 

Dès que tu en sais juste assez sur un sujet, tu te lasses et passes à autre chose.

Je le sais, c’est aussi mon problème. Ça mène à la procrastination à tous les coups. 

En devenant un expert dans un domaine, on entre en compétition avec d’autres experts et on s’expose à la critique. Selon Lospennato, la peur de la compétition et de la critique ont peut-être un rôle dans notre problème… 

Ce qui pourrait t’aider, c’est de faire une longue liste de ce que tu veux apprendre. Ne te limite pas, laisse-toi aller dans tes rêves les plus fous.

Puis garde seulement les sujets qui t’apporteraient à la fois un revenu, de l’épanouissement, et dans lesquels tu es éventuellement doué

Tu ne sais pas ce qui t’intéresse

Redeviens un enfant. Ou plutôt un débutant. Essaie des choses que tu n’as jamais essayées, lis ou regarde des vidéos sur des sujets qui ne t’ont jamais intéressés. 

Peut-être qu’une future passion se cache par là… 

Selon moi, si tu peux, dans ton domaine, trouver un moyen de contribuer au bien-être ou au progrès d’autrui, tu as plus de chances de t’épanouir… 

Tu es la seule personne à savoir, au fond, ce qui te plaît ou non. Tu es aussi la seule personne à pouvoir décider quoi faire ou non.

  • Accorde-toi du temps pour penser à ce qui te fait plaisir, ce qui t’intéresse. 
  • Quand tu veux apprendre quelque chose, demande de l’aide à quelqu’un qui s’y connait déjà. 
  • Cherche à affronter tes peurs, sors de ta zone de confort, petit peu par petit peu, et ne te compare qu’à toi-même

N’hésite pas à me faire part de tes propres expériences dans les commentaires en bas de cette page.

Voilà le lien vers le test des valeurs: 

http://www.psychomedia.qc.ca/tests/questionnaire-des-valeurs-par-portraits

2 commentaires sur “4 grands obstacles à l’apprentissage”

  1. Ton article est très intéressant pour nous mêmes en tant qu’adulte mais nous pouvons aussi nous en servir pour nos enfants. En décelant via ton article leur points forts et leurs faiblesses, nous pourrons en tant que parents les aider à surpasser leurs difficultés d’apprentissage en étant à leurs cotés et en les soutenant.

    1. Merci Marie!
      L’éducation des enfants est un autre sujet, très sensible …
      Mais oui je crois qu’il y a des pistes valables pour nos enfants aussi.
      Apprendre à se connaître dès le plus jeune âge, et à être une personne à part entière, différente de ses parents. Même si l’hérédité joue un grand rôle 🙂

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