Les 2 dangers du développement personnel (et comment les surmonter)

Dangers du développement personnel

Il y a un peu plus de 3 ans, j’ai commencé à m’intéresser au développement personnel. C’était en lisant un livre conseillé par un ami.

Avant ça, je pensais que les livres servaient à raconter des histoires… Et les livres plus techniques et pratiques me paraissaient ennuyeux. Je les imaginais comme des cours à étudier…

Mais ce livre m’a fait changer d’avis. J’en ai donc acheté d’autres. Puis je me suis inscrit à une petite formation, puis une plus grosse, participé à un ou deux séminaires…

C’est très enrichissant, mais il y a une face cachée qui m’a fait perdre beaucoup de temps sans m’en rendre compte, et qui pourrait t’en faire perdre aussi…

Et on va voir dans cet article comment éviter ces pièges.

L’introverti trop gourmand

Quand tu découvres l’univers du développement personnel, tu penses d’abord pouvoir trouver des raccourcis vers ton amélioration personnelle.
Ensuite, plus tu en apprends, plus tu découvres de nouveaux chemins.

Le parcours est stimulant, mais petit à petit tu commences à remarquer que tu n’auras jamais assez de temps pour tout apprendre.
Tu as trouvé un livre, qui t’en a fait découvrir un autre, qui t’a mené vers une chaîne YouTube, etc…

Et tu cherches toujours à en apprendre plus, à en savoir plus
Mais il y a trop de contenu de valeur pour une seule vie.

Et ce n’est pas le seul problème…

Le 2e obstacle que j’ai rencontré, c’est le piège de l’introspection.

Tu aimes en apprendre plus et réfléchir sur toi-même et par toi-même. Au calme, loin des foules. Plus tu en apprends, plus tu te remets en question.

Le développement personnel sert bien sûr à s’améliorer soi-même, mais si c’est pour rester dans l’ombre et absorber la théorie sans passer à l’action, la plupart des heures que tu passes à t’auto-éduquer sont gaspillées.

L’être humain, introverti ou extraverti, est un animal social. Pour exploiter de la meilleure manière toute la matière que tu as absorbée, il va falloir mettre en pratique! 🙂

Si tu travailles dans ton coin sans retour d’expérience, tu ne peux même pas savoir si tu es sur le bon chemin.

Encore et toujours de la procrastination

Dans les deux cas dont je parle juste au dessus, c’est le même ennemi qui bloque le passage. Le brigand qui empêche ton carrosse d’avancer dans les bois. Celui qui surgit de derrière les buissons pour voler ton or…

1) Le “perfectionnisme”

Chaque fois que tu es déterminé à “t’y mettre”, à avancer, à faire le premier pas, la procrastination apparaît. Et sous différentes apparences…

Quand tu as terminé un livre, ou quand une conférence sur YouTube t’a inspiré et donné envie de créer quelque chose de nouveau, tu sens la motivation et la détermination te monter à la tête… Ça bouillonne, cette fois c’est la bonne !

Puis… non. Tu n’en sais pas encore assez. D’ailleurs, il y a une autre livre sur le sujet qui a l’air intéressant…
Et la chaîne YouTube que tu es en train de suivre a justement plusieurs autres vidéos qui pourraient t’apporter les infos qu’il te manquait justement…

Tu as vraiment besoin d’en savoir plus? Est-ce qu’après le prochain livre, tu ne voudras pas en lire un 3e? Une 3e vidéo peut-être, en accompagnement?

Le perfectionnisme, c’est de la procrastination déguisée. Il y a toujours moyen d’en savoir plus ou d’en faire plus, mais ce n’est pas nécessaire.

2) Peur du feedback

Apprendre des choses sur soi et trouver des informations sur les moyens de s’améliorer, c’est intéressant et enrichissant.
Dans l’enthousiasme et la stimulation que procure le fait d’apprendre des choses dans les livres, conférences, articles etc., tu passes de longs moments à nourrir ton cerveau.

Puis tu sors de chez toi, content d’avoir appris plein de choses… et ça reste dans un coin de ta tête. Tu attends même avec impatience le moment où tu pourrais replonger dans l’info. Mais dans le milieu extérieur, tu n’appliques pas ce que tu as appris.

Pourquoi? Parce qu’il y a une frontière entre ton monde et le monde extérieur. Et cette frontière, c’est la limite de ta zone de confort. Tu préfères continuer à contrôler la situation en te nourrissant de théorie.

Mettre en pratique, c’est prendre des risques. Le risque d’avoir une réponse du milieu extérieur : les autres.

Et dans la crainte d’être déçu, d’être jugé ou de paraître ridicule, tu n’agis pas… Tu te dis que ça ira mieux la prochaine fois… non?

Passage à l’acte

Il n’y a pas 1000 façons de vaincre la procrastination.

Pour perdre du poids il “suffit” de manger sain et faire du sport, non? Pourtant, des régimes tous plus spéciaux les uns que les autres ont toujours eu du succès. Parce qu’on attend la méthode miracle, qui marchera mieux que les autres… et (surtout) qui sera plus facile à mettre en place.

De la même manière, pour vaincre la procrastination, il “suffit” d’agir. Mais on cherche la méthode qui nous aidera à passer facilement à l’action. Cette méthode n’existe pas.

Il “suffit” d’agir, oui mais … souvent il y a d’abord un ou plusieurs blocages à faire péter mentalement. Et pas des moindres. La peur d’être jugé, le besoin de reconnaissance, d’appartenance, la peur de l’inconnu …

Ces obstacles-là sont plus profonds et plus fondamentaux que la simple procrastination. Ils en sont responsables. Il faut donc s’attaquer à la source.
Mais on entre ici dans un domaine qui n’est pas le mien : la psychologie.

Tu peux travailler de ton côté, mais le feedback est très important pour ton amélioration personnelle. Il faut avoir des retours sur les actions que tu mets en place.
Et pour ça, un peu d’aide ne fait jamais de mal!

Seul on va plus vite, ensemble on va plus loin

Voir un psy, c’est assez mal vu dans notre société. Et avoir un coach, ça fait bien !
Pour avoir essayé les deux, je peux dire que ça se ressemble très fort. C’est une personne qui t’aide à déchiffrer et désamorcer des blocages que tu n’aurais pas vus toi-même.

Dans les deux cas, ils t’aident non pas à trouver des réponses, mais à trouver les bonnes questions! Certaines personnes sont naturellement douées pour se questionner de manière efficace. Mais d’autres, comme moi, et peut-être toi aussi, peuvent avoir besoin d’être aiguillés. Au moins pour commencer…

J’ai une “coach” que je vois en moyenne 1 fois par mois. Parfois moins… Au départ, c’est une thérapeute. J’ai d’ailleurs commencé en mode thérapie au début… Je cherchais quelqu’un qui allait m’aider à résoudre mes problèmes.

Puis j’ai compris que la seule personne qui pouvait résoudre mes problèmes c’était moi-même. Et depuis, je considère ces séances comme du coaching, des conversations qui mettent le doigt sur le prochain levier à activer, sur le prochain obstacle à franchir…

Si tu arrives à le faire par toi-même, tant mieux. Mais si tu es arrivé jusqu’ici, c’est que ce n’est pas le cas. 😉

Si tu as un ami qui est doué pour ça, profites-en. Si tu acceptes qu’il ne faut pas être fou pour voir un psy, essaie. Et si tu acceptes qu’il ne faut pas être faible pour avoir un coach (au contraire), essaie aussi.

Je ne dis pas que tu dois déballer toute ta vie sentimentale et pleurer dans les bras de ton pote hein… Mais peut-être qu’une personne extérieure aura un point de vue différent qui pourra te faire franchir un palier.

La meilleure manière de rester coincé, c’est de croire que tu peux tout faire seul.

Ta petite pierre à l’édifice

Tu construis un édifice : ta vie. En essayant d’être meilleur qu’hier, tu pratiques d’une manière ou d’une autre le développement personnel. Tu peux l’appeler comme tu veux.

Si tu apprends beaucoup de choses par toi-même, n’oublie pas de tester, essayer des choses, mettre en pratique.

Si tu as besoin d’un coup de pouce, demande à quelqu’un. Y a pas de honte à ça.
Récemment j’ai demandé à 27 personnes de mon entourage de m’aider à définir mes forces et mes faiblesses. Je voulais savoir ce que je n’arrivais pas à voir moi-même. Ça m’a demandé de sortir de ma zone de confort. Et tu sais quoi? Ça m’a fait du bien d’avoir osé. Et maintenant je sais mieux sur quoi travailler.

Demander un service, une aide ou un conseil ne fait pas de toi quelqu’un de faible ou de fragile. Au contraire. Le fait d’oser demander certaines choses peut te rendre plus fort et te faire grandir.

Dis moi en commentaire si tu as l’habitude de rester dans l’ombre ou tu si acceptes de sortir de ta zone de confort de temps en temps!

2 commentaires sur “Les 2 dangers du développement personnel (et comment les surmonter)”

  1. J’aime bien ton idée “Le perfectionnisme, c’est de la procrastination déguisée”. En même temps c’est vrai que le développement personnel regorge tellement d’approches complètement différentes qu’avant de trouver quelles pistes tu vas emprunter pour entamer ta propre démarche demande du temps.
    Il y a certes des fondamentaux comme l’estime et la confiance en soi mais trouver par quel biais travailler dessus c’est plus compliqué.
    En tout cas tu as bien pointé la problématique du sujet.
    Merci pour cet article.

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