Changer de comportement

Changer de comportement et d’habitudes : par où commencer ?

Tout changement commence par une prise de conscience de la situation qui doit être modifiée.

La plupart de nos habitudes sont automatiques. De la manière de se brosser les dents au déverrouillage systématique du smartphone, nous faisons beaucoup de choses inconsciemment, de la même manière, tous les jours. Certaines de ces habitudes sont bénéfiques, d’autres moins.

Pour changer de comportement, de manière de penser, ou pour changer d’habitudes, il faut d’abord être conscient de ce qu’on fait…

Comment changer quand on ne sait pas quoi changer ?

« Tant que vous n’aurez pas rendu l’inconscient conscient, il dirigera votre vie et vous appellerez cela le destin. » (C.G. Jung)

Une étude universitaire américaine a montré que 45% de nos habitudes sont inconscientes.

On fait des choix sans même y penser, jour après jour. Mettre un sucre dans son café ou dans son thé, s’allumer une cigarette après le repas, regarder son téléphone dès le réveil, …

Tu connais sans doute des personnes qui se sont lancées dans un nouveau régime alimentaire à la mode et abandonnent vite, dans une formation sans atteindre les résultats prévus, ou même dans une aventure professionnelle qui ne décolle jamais.

Si tu t’engages dans une tentative de « transformation » sans savoir ce que tu dois transformer, il y a peu de chances que ça marche.

J’ai souvent été attiré par les belles promesses de « changement de vie », par les belles vidéos bien montées de web-entrepreneurs qui proposent des programmes pour devenir une meilleure personne, etc.

Mais une meilleure vie par rapport à quoi ?

Une meilleure personne, qu’est-ce que ça veut dire ?

De meilleures habitudes, oui, mais meilleures que quoi ?

On peut même se retrouver en conflit avec soi-même. Avec nos valeurs profondes. Car on n’a pas conscience de ce qu’elles sont.

Non seulement 45% de nos habitudes sont inconscientes, mais nous ne prenons pas assez de temps pour connaître nos valeurs, prendre du recul pour mieux voir notre situation actuelle, nos défauts et faiblesses.

Et parfois, un peu d’aide est la bienvenue pour nous aider à retirer les oeillères.

La tête dans le guidon

J’ai une petite anecdote personnelle à raconter…

Depuis mon adolescence, je composais des beats hip-hop. C’était ma passion, c’est ce que je faisais en rentrant de l’école, et c’est ce que je faisais encore parallèlement à mes études.

Et entre 2013 et 2015, j’ai essayé de commercialiser ma musique. Des amis avaient monté leur studio professionnel et commençaient à rendre l’histoire plus sérieuse.

A ce moment-là, je n’étais plus à l’école. Je travaillais à temps partiel dans la restauration et je me levais tous les jours à 4h50, pour commencer à 6h et terminer à 13.

En rentrant, j’étais seul chez moi et je m’installais tout de suite devant mon matériel. Dans mon mini home studio. Dans le salon, en fait.

J’ai composé à la chaîne, jusqu’au coucher pendant de nombreux mois. Je peaufinais, retouchais des détails insignifiants, et me formais à la vente d’instrumentaux en ligne.

Je carburais, j’étais à fond dedans. Et j’arrivais à caler une séance de sport à domicile 2 à 3 fois par semaine.

Mais je n’étais jamais satisfait.

Puis pendant l’été 2015, je suis allé au Japon. Deux semaines de dépaysement total. Ce pays est un autre monde. Et j’ai lâché prise. J’ai laissé mon cerveau musical à Bruxelles, et j’ai profité de ce voyage en couple pour respirer.

Quand on est rentrés, j’ai décidé de faire une pause. J’ai pris conscience que ce que je faisais était insensé.

J’étais stressé, je ne parlais plus que de ça, je ne faisais plus que ça, et je m’y prenais mal. Car je n’avais pas conscience de mes lacunes dans le domaine des business en ligne. Et de l’industrie musicale.

Alors j’ai arrêté. J’ai pensé faire un break provisoire, et 6 ans après, je n’ai toujours pas retouché à mon matériel de musique.

J’avais la tête dans le guidon pendant longtemps, mais je n’en avais pas conscience.

Il a fallu que je lève le pied pendant 2 semaines pour me rendre compte que la situation ne m’était pas favorable. Je ne coupais pas le cordon de mon adolescence.

Et dans l’année qui a suivi, ma vie a commencé à évoluer… Mais c’est une autre histoire.

Comment prendre conscience de ce qu’il faut changer

Dans l’histoire que je viens de raconter, je n’ai pas vraiment fait de travail pour changer quelque chose. C’est venu tout seul grâce à un voyage qui m’a fait prendre du recul.

Le problème, c’est de ne pas avoir conscience qu’il y a quelque chose à changer.

Alors un petit check-up régulier ne fait pas de mal. « Juste pour voir. »

« Nos choix sont souvent déterminés par notre culture et la façon dont nous avons été élevés. Ils sont parfois si intimement mêlés à nos habitudes et à nos comportements quotidiens que nous pensons n’avoir aucun contrôle sur eux. » (L’Effet cumulé, Darren Hardy)

Prendre conscience de nos choix, de nos valeurs, de nos comportements, que ce soit du bon ou du mauvais, permet d’en prendre le contrôle.

Pour ça, dans son livre L’Effet cumulé, Darren Hardy propose de prendre note de chaque action liée au domaine que tu veux améliorer. Tous les jours, dans un carnet. Pendant une semaine pour commencer, puis une 2e, et ensuite une 3e.

Je vais te proposer un exercice basé sur l’idée de Darren Hardy.

La prise de conscience par l’auto-surveillance (exercice)

Prendre note permet de se sentir surveillé. Même si ce n’est que par soi-même.

Cet article est surtout orienté vers la prise de conscience de comportements.

La première chose à faire est donc de détecter les comportements à changer.

Par exemple, tu veux changer tes habitudes alimentaires. Alors tu vas noter dans un carnet, pendant une journée entière, chaque aliment solide ou liquide qui entrera dans ta bouche. Tu pourrais être surpris.

On ne parle pas encore de changement ici. Juste une prise de notes. Le changement viendra après, mais il y a encore d’autres étapes avant.

Voilà mes comportements alimentaires d’une journée. Bon ok, il n’y a pas énormément de mauvaises choses, car j’ai déjà commencé à y travailler. Mais c’est pour l’exemple. L’astuce à prendre : procéder par catégorie. Ici, je m’occupe de mon alimentation uniquement. Pour d’autres domaines, d’autres listes !

Imaginons maintenant que tu te surprennes en train de grignoter. Un morceau de chocolat, des cacahuètes, peu importe.

Pour chaque comportement ou choix qui n’agit pas pour ton bien, demande-toi ce qui l’a déclenché.

Par exemple, qu’est-ce qui peut déclencher une envie de grignoter ? Probablement le stress ou la fatigue. Mais chacun peut avoir une réponse différente. Encore faut-il être honnête envers soi-même.

A ce niveau de réflexion, à la fin d’une journée, tu as une liste de comportements quotidiens, mauvais ou bons, et pour les plus dérangeants, tu as même noté ce qui pourrait les avoir déclenchés.

C’est un bon point de départ.

Vers l’acceptation

On n’a pas toujours conscience des choix qu’on fait au quotidien, et lister les automatismes permet d’ouvrir les yeux.

C’est un grand pas en avant… Mais attention !

On peut mettre des comportements, défauts et mauvaises habitudes en lumière sans pour autant les accepter. On trouve des excuses, de fausses explications pour essayer de se convaincre que ce n’est pas si important, ou pas si grave.

La prochaine étape sera d’assumer les choix, et d’accepter la réalité même quand elle n’est pas glorieuse.

Qu’as-tu pensé de cet article? Dis-moi en commentaire si l’exercice de prise de notes t’a aidé à prendre conscience de choses que tu ne voyais pas.

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